Samantha et Antoine

14 novembre 2019

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Vivre dans un temple

Cette étoile de notre constellation, nous l’attendons depuis longtemps. À vrai dire, c’est la première étape que nous avons réservée, un an auparavant, quand notre parenthèse commençait à prendre forme. Notre destination nous met face à l’itinéraire le plus complexe que nous avons à effectuer depuis le début du voyage. Se rendre au temple Shogan-Ji en voyageurs, avec nos sacs sur le dos, demande une grande organisation. Nous allons passer de Shikoku à Kyūshū, l’île voisine. Tout d’abord, il faut prendre un tramway, puis un train, puis un autre train, puis un taxi, puis un ferry, puis un autre taxi, un train de nouveau, et un dernier taxi. Déjà la veille, nous nous préparons comme si nous avons à affronter une grande épreuve. Nos bagages sont vidés, réorganisés pour mieux gérer leur poids et délestés de tout ce que nous avons ajouté de superflus. À maintes reprises, nous nous récitons le plan, vérifions les correspondances et élaborons un planning en cas de retards éventuels. Mais nous sommes au Japon, et tous les transports sont à l’heure. C’est sans encombre que nous arrivons à la petite gare de Kosaki, déserte en cette après-midi.

A day without working is a day without eating

Pour atteindre le temple, il faut emprunter une mince route goudronnée, sur laquelle déborde la forêt de bambous adjacente. Tout en haut, à flanc de colline, se trouve une grande bâtisse au toit pentu rehaussé de gargouilles et de symboles. Des statues de Bouddha se fondent dans la végétation luxuriante, aux cous ornés de serviettes fleuries. À leurs pieds, des tasses blanches et bleues emplies d’eau ou de pièces. Trois chats dorment paresseusement devant la porte de bois coulissante, à côté des cordes sur lesquelles sèchent des draps multicolores. Jiho surgit d’on ne sait où. On discerne d’abord son crâne rasé, puis son yukata marron, serré à la taille par une ceinture blanche.

Name ? demande-t-il.

— Antoine.

— Samantha.

Il hoche simplement la tête, tourne les talons et rentre à l’intérieur. Nous échangeons des regards interrogateurs. Déduction : il faut probablement le suivre. À notre passage, les trois chats poussent de longs miaulements plaintifs. Nous retirons nos chaussures, enfilons des pantoufles et entrons dans la grande cuisine. À gauche, un vaisselier dans lequel brillent tasses et verres. En face, des étagères garnies d’épices, de sauces et de sachets, ainsi qu’un large frigo sur lequel des magnets maintiennent des photos et des notes. Beer : small 200 yens, large 300 yens est-il indiqué. Je pense très fort : Mais on a le droit de boire des bières, dans un temple ? mais n’ose rien dire. À droite, un plan de travail en bois, une gazinière et un profond évier. Jiho soulève un couvercle, inspecte l’eau bouillante et y jette une généreuse poignée de sel. Debout et silencieux, Antoine et moi observons les murs, sur lesquels sont accrochés de simples feuilles de papier. Des peintures du jardin, des lettres ornées de cœurs et des calligraphies accompagnées de citations. A day without working is a day without eating. Le message est clair.

Tatoos ?

Sit, sit, nous dit Jiho, en nous indiquant la table centrale.

Nous nous exécutons, sans trop savoir quoi dire ou faire. Nous voilà propulsés dans un univers bien mystérieux. Le site donnait des informations parcellaires sur le programme. La seule chose que nous savons, c’est que nous allons effectuer une retraite zen dans un temple bouddhiste, chez un moine, durant une semaine. Point.

Coffee ? Tea ?

Tea, répondons-nous à l’unisson.

Jiho se déplace très rapidement d’un point à l’autre, ses gestes sont précis et efficaces. En y regardant encore d’un peu plus près, certains dessins sont plus drôles que d’autres. Le moine est caricaturé à plusieurs reprises par des invités de passage. Il nous sert nos tasses, s’assoit en bout de table, et nous restons tous les trois dans le silence. Est-ce que nous devons nous taire ? Faire la conversation ? Difficile à dire. Antoine me lance régulièrement des œillades interrogatrices. J’ai compris, je me lance, en anglais donc.

— Vous avez des chats.

Yes. Three.

— Depuis longtemps ?

— Noooooooo ! April. Mother and children. Very loud.     

Et il ricane de bon cœur, manifestement très attaché à ses félins. Ces derniers se mettent d’ailleurs à émettre des miaulements désespérés derrière la porte parée d’une moustiquaire.

— Qu’est-ce qu’ils veulent ? demandé-je.

— Eat. All the time.

Jiho se lève, prend une poignée de sardines séchées dans un seau et fait coulisser la porte. Les trois félins hurlent d’impatience. Il ricane encore et leur jette la nourriture, avant de refermer.

Tatoos ? nous demande-t-il, en braquant sur nous ses yeux inquisiteurs.

— Si nous avons des tatouages ? fais-je. Non. Ni l’un ni l’autre.

— GOOOD. VERY GOOD ! Dinner. Soon.

Et il disparaît par une porte latérale.

Comme à la maison

Antoine et moi restons immobiles, déconcertés.

— C’est quoi, le truc avec les tatouages ? murmuré-je.

— Je sais que c’est interdit d’aller dans les Onsens quand on en a, dit Antoine. C’est associé aux Yakuzas, la mafia japonaise…

— Mais pourquoi il est content qu’on n’ait pas de tatouages ? Ça a un rapport avec le bouddhisme ?

— Aucune idée.

Après quelques minutes de silence, avec pour seule compagnie le tic-tac de la pendule murale, je décide de me lever pour explorer les lieux. De grandes pièces se succèdent, toutes tapissées de tatamis. La salle de prière se trouve au fond, baignée dans une semi-obscurité. Après plusieurs embranchements, je trouve les toilettes, et tombe nez à nez avec un grand gaillard. Il s’arrête net et me tend sa large main.

Amir, nice to meet you.

— Samantha.

Ici, tout le monde parle anglais – les thank you sont marqués des intonations et des accents de diverses langues.

— Vous venez d’arriver ? demande-t-il, comme s’il attendait notre venue.

— Oui, il y a dix minutes à peine… et Jiho a disparu.

Le visage d’Amir se fend d’un immense sourire contagieux, qui éclaire ses yeux verts.

— Oh, oui, ça, ne t’inquiète pas ! Il le fait tout le temps. Tu vas voir, ici c’est très… spécial comme endroit. Charlotte est dans le jardin, elle ne devrait pas tarder. À tout de suite.

Et il s’évanouit dans un escalier qui conduit à l’étage. Je retourne dans la cuisine, où Antoine n’a pas bougé de sa chaise et sirote consciencieusement son thé. La porte d’entrée s’ouvre. Ce n’est pas notre moine, mais une jeune femme affublée d’un chapeau de paille.

— Bienvenue ! lance-t-elle joyeusement en anglais, où l’on décèle son accent allemand. Je suis Charlotte, enchantée.

Serrages de main en bonne et due forme. Charlotte pose son chapeau, enclenche la bouilloire et pousse un soupir de soulagement.

— D’où venez-vous ? demande-t-elle.

— De France, répond Antoine.

— Ooooh formidable ! Vous avez raté les précédentes, une mère et sa fille venant de Nouvelle-Calédonie. Adorables, vraiment. On a passé un excellent moment. Vous auriez pu parler français !

Charlotte remplit une théière à ras bord, et se serre tasse sur tasse. La seule personne que je connaisse qui boive autant de thé aussi rapidement est sans aucun doute mon amie Aurélie. Avec elle, aucune soirée ne peut se dérouler sans que soit avalé des litres et des litres de thé. Manifestement, voici son double. Je m’interroge : Amir et Charlotte sont-ils des employés du temple ? Ou bien des invités comme nous ? Ils semblent réellement… en charge des lieux.

— Diner ! lance Jiho en réapparaissant.

Liberté

Le moine s’empare de la télécommande qu’il braque sur un écran de télévision caché entre le vaisselier et une pile de livres. Une course épique japonaise apparaît à l’écran. Il fixe les chevaux, comme hypnotisé. Amir arrive à son tour, dans un t-shirt vert pomme pétant.

— Qu’est-ce qu’on doit faire, Jiho? demande-t-il.

— Vegetables. Cook.

Amir, Charlotte et Jiho entreprennent dans la cuisine une chorégraphie routinière. Les placards et les tiroirs s’ouvrent et se referment, les sets de table passent de main en main, les bols et baguettes sont posés avec soin. Antoine et moi essayons tant bien que mal d’aider, mais Jiho nous dit de rester assis. Nous observons alors cette scène pour le moins surprenante, et je comprends au fur et à mesure qu’Amir et Charlotte sont des invités, comme nous. Sauf qu’on dirait qu’ils vivent ici depuis des années. Chaque élément a une place bien particulière et chaque objet une fonction dédiée. Les soucoupes n’ont pas la même forme si on utilise la sauce soja ou celle au gingembre. Les brocolis doivent être plongés dans cette casserole et pas une autre. Les bols pour la soupe miso sont ceux en bois.

— Saké, ordonne Jiho.

Aussitôt, Charlotte ouvre le Frigo et en sort une bouteille. Amir s’empare de minuscules verres dans le vaisselier.

— Welcome drink.

— Mais… ce n’est pas bizarre de boire de l’alcool ? hasardé-je.

Amir a un geste désinvolte.

— Jiho aime faire à sa façon.

Après une chorale de joviaux Kampaaaaaï, nous déjeunons. Les repas sont composés de plats dans lesquels chacun picore à sa guise. On mange à la fois ce qui a été préparé aujourd’hui, en fonction de ce qui se trouve dans le potager et le verger, mais aussi les restes de la veille.

— Onions. Like this, dit le moine.

— Chaque jour, explique Charlotte, il fait une recette différente, et il nous explique comment bien la manger. Il faut suivre ses instructions. Sinon, il n’est pas content.

Au menu, entre autres, des oignons doux tout juste récoltés, qui ont été bouillis avant d’être roulés sur eux-mêmes. Il faut les manger après les avoir trempés dans une sauce au citron et au gingembre. Un délice.

— Depuis combien de temps êtes-vous ici ? demandé-je.

— Moi, cinq jours, répond Charlotte.

— Et moi, deux semaines, dit Amir.

J’ai du mal à y croire. C’est comme si ce temple les avait vu grandir. Le silence plane durant cet incroyable festin, puis Jiho se lève et passe de nouveau dans la pièce d’à côté. Amir éclate de rire.

—Il adore les courses épiques ! Parfois, il part comme ça, et il va regarder la télé dans sa chambre.

— Et… vous ? Qu’est-ce que vous faites ?

— Il y a un programme, mais vous pouvez faire ce que vous voulez. Tout est libre. En fait, on vit avec lui. On fait ce qu’il nous dit. Et puis on apprend en le regardant.

Ce n’est pas du tout ce à quoi Antoine et moi nous attendions. Difficile de savoir comment réagir : nous sommes à la fois surpris et perdus. Mais nous comprenons vite quel système se met en place ici. C’est finalement très proche de la structure de notre propre parenthèse : des points fixes et des improvisations.

Les cadres

Amir et Charlotte vont bientôt partir, mais ils ont l’expérience : ils nous transmettent ce qu’ils ont appris. Sur quelle étagère se range telle sauce. Comme fonctionne la machine à laver aux inscriptions mystérieuses. Où se trouve la source d’eau de la montagne. Autour de tasses de thé vert, nous parlons de ce que nous sommes venus chercher ici, de nos voyages et de nos vies. Amir nous narre son quotidien en Israël, son service militaire qui a duré 3 ans, et les souvenirs solaires d’un voyage en Espagne du sud. Charlotte nous raconte son exploration de Tokyo et comment elle utilise la méditation dans son travail, où elle anime des ateliers d’éveil au changement. Les conversations reviennent sans cesse sur Jiho, moine si intriguant.

— Hier, murmure Amir sur le ton de la confidence, il s’est tout apprêté, il a mis du parfum, et il a disparu.

— Il avait sûrement un date, dit Charlotte.

— On a attendu, comme des espions, pour en savoir plus, mais rien !

— Les moines peuvent avoir des… dates ? demandé-je.

— Quand ils sont hors du temple, oui, dit Amir. D’ailleurs, Jiho a une fille.

— Ah oui ?

— Oui. Mais il ne parle jamais de la maman. Donc, on ne sait pas trop. Il y a Pierre, aussi, qui est son assistant. Il est absent en ce moment – une histoire d’huiles essentielles à Singapour – mais c’est lui qui gère le site Internet, les réservations, qui répond aux questions…

— On essaye de connaître son âge, chuchote Charlotte, impossible de savoir… mais on a UN INDICE ! Hier, il nous a amené avec lui dans une cérémonie très fermée, avec d’autres moines. Ils étaient supposés s’asseoir du plus âgé au plus jeune, et Jiho était le troisième des plus vieux.

— Il a au moins 75 ans, renchérit Amir.

— Ou 80.

On dirait un vieux couple qui aime se donner en spectacle. Antoine et moi buvons leurs paroles au même rythme que le thé. Au fur et à mesure de ces discussions se dessine le portrait de cet homme insaisissable. Cette cuisine devient familière et accueillante. Nous comprenons que cette retraite n’est pas tout à fait comme les autres.

 

Lorsque Jiho revient d’on ne sait où, il plaque sur la table une feuille, sans un mot. C’est ce qui s’apparente à un programme.

 

5h Lever

5h30 Service du matin, chants

6h Méditation zazen

7h30 Pas de petit déjeuner. Se laver et se reposer.

8h30 Samu (Tâches décidées le jour même)

11h Temps libre, promenades

12h Saiza (déjeuner)

12h30 Repos

13h30 Samu (Tâches décidées le jour même)

15h Temps libre

17h Yakuseki (Dîner)

20h30h Fin du service et chants

21h Extinction des feux

 

Il y a quatre ans, Antoine a entrepris une retraite au Népal d’un tout autre genre. Le programme était bien plus strict : lever aux aurores, dix heures de méditation par jour et travail continu pour le temple. Le samu est un concept très intéressant : c’est un temps que l’on donne pour effectuer les tâches de la vie quotidienne, cela peut être la cuisine, le ménager, le jardinage… en fonction des besoins. Je commence à mieux saisir ce que nous allons faire aux côtés de Jiho. Il y a un cadre mais de nombreux espaces de liberté. Rien n’est contraint : chacun fait ce qu’il veut. Mais pour qui souhaite vraiment s’intégrer à sa vie, et vivre à sa façon, alors voici la proposition. Nous ne sommes pas ici pour apprendre d’une façon classique, avec des cours et des théories. Sa manière de transmettre est de faire et de laisser qui le souhaite en tirer des enseignements. C’est un apprentissage par l’observation, la reproduction mais surtout… l’immersion. Charlotte et Amir sont constamment dans les pas du moine, jusqu’à ce que celui-ci disparaisse soudain pour revenir un peu plus tard.

Liberté

Ainsi commence notre retraite d’une semaine dans un temple bouddhiste. Arrivés dans notre chambre, que nous sommes ravis de découvrir commune, Antoine et moi prenons une ferme décision. Nous faisons disparaître ordinateurs et téléphones dans nos bagages. Au revoir, les écrans. Nous nous déconnectons pour de bon. Aucune urgence ne saurait troubler la quiétude de cette expérience. Pour la première fois depuis le début de notre parenthèse, nous allons rester plus de quatre jours au même endroit. Sans bouger. C’est l’occasion de couper tous les ponts avec l’extérieur, pour se construire une forteresse d’introspection et de sérénité. Quelques messages aux proches et sur les réseaux sociaux, pour éviter que les gens ne s’inquiètent, et nous voici prêts. Antoine rit.

— Tu vas voir, une semaine où tu es off, les gens vont paniquer. J’en suis SÛR !

— Dis ça à Anne-Fleur, c’est le début de notre roman…

— Proposez peut-être à Pocket jeunesse un plan de com pour C’est pas ma faute : Samantha disparaît des réseaux. Drame et panique, que se passe-t-il ?

— Rôôôh… ça va.

C’est drôle, et en même temps, Antoine n’a pas tout à fait tord. D’ailleurs, l’avenir lui donnera raison sur quelques points, ce qui soulève un certain nombre de questions. On n’imagine pas à quel point sa présence continue en ligne, sans jamais l’interrompre longuement, imprègne les vies d’autrui – comme la sienne. Antoine n’a pas du tout le même rapport à l’absence que moi. Ceux et celles qui le connaissent bien savent qu’il est du genre à ignorer des sollicitations non pas par manque d’intérêt ou d’amour, mais parce que c’est quelqu’un qui n’aime pas s’exposer. À l’inverse, j’en suis incapable. J’ai donc beaucoup à apprendre de lui. La culpabilité me prend d’assaut : il y a mon petit frère, qui gère nos responsabilités communes pendant mon absence. L’idée qu’il se débrouille sans que je puisse l’aider dans les moments plus difficiles me contrarie. Les amis également, dont quelques uns ont eu des coups durs. Si j’avais été en France, cela aurait été après-midi cocooning direct pour panser les plaies. Mais je ne suis pas là. Et puis évidemment, la vie professionnelle, qui continue inexorablement d’avancer, et qu’il est impossible de totalement laisser de côté. Pourtant, tout est prêt : la sortie de Chasseurs d’aurore est imminente, les corrections de C’est pas ma faute envoyées, et durant mon absence, Anne-Fleur prend le relais avec une énergie dont je lui si infiniment reconnaissante.

— Arrête de t’inquiéter, me dit Antoine. Tu es toujours celle sur qui on peut compter. Laisse les autres être des épaules, aussi. Ils s’en sortent très bien.

Je l’écoute.

C’est le moment de disparaître.

6 commentaires

  • Océane dit :

    Bonjour à vous 2. Je suis votre parenthèse depuis le début mais je n’ai jamais pris le temps de laisser un commentaire. Votre voyage donne tellement envie d’entreprendre le même genre de voyage. Vous allez hors des circuits touristiques et des villes les plus connues et c’est ça que j’apprécie, on découvre des merveilles grâce à vous. Samantha, en attendant la sortie de ton prochain roman, j’ai l’impression de lire un roman grâce à la construction des articles qui diffère d’un journal de bord classique. Il y a des descriptions, des dialogues, des réflexions, et les personnages (vous) évoluent au fil des semaines. Et mention spéciale pour les superbes photos d’Antoine. Profitez bien de la fin de votre jolie parenthèse.

  • Sylvie dit :

    Quelle merveilleuse lecture. Café du matin ici en Belgique mais envie de se téléporter dans votre cuisine. Vos chemins de traverse vont me manquer …

  • Emily dit :

    Quelle expérience cela dû être. Petite question, ce n’était pas trop difficile de ne pas avoir de petit-déjeuner? Il me semble ne pas y avoir beaucoup de repas dans le programme.

    • Samantha et Antoine dit :

      Eh bien pas du tout, étrangement ^^ Il y a plus d’explications dans les articles suivantes !

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